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Mardi 24 octobre 2006
 

Les Etats-Unis, l'Europe et la Chine puisent à l'excès dans les réserves biologiques de la planète

LE MONDE | 23.10.06 | 14h25  •  Mis à jour le 23.10.06 | 14h25
 
L'humanité consomme plus de ressources biologiques, de l'ordre de 25 %, que la planète n'en produit chaque année. Elle pompe donc maintenant dans ses réserves, une situation qui ne pourra pas durer longtemps. C'est le principal message du rapport Living Planet 2006, publié le 24 octobre par le WWF (Fonds mondial pour la nature). Le constat découle de l'application d'une méthode de mesure de l'impact des activités humaines, appelée "empreinte écologique".
 
Cette méthode élaborée par un ingénieur suisse, Matthis Wackenagel, connaît un succès croissant auprès des statisticiens de l'environnement. Elle mesure la pression de l'humanité sur la biosphère en évaluant combien d'hectares sont en moyenne nécessaires pour fournir les ressources biologiques (bois, nourriture, viande, etc.) dont chaque humain a besoin, ainsi que pour assurer l'absorption des rejets de son activité, essentiellement le CO2.

Selon ces calculs, tout habitant de la planète exige aujourd'hui 1,8 hectare "global" (moyenne intégrant les différentes fonctions du sol). Mais quand un Nigérien ou un Indien requiert 0,8 ha, un citoyen des Etats-Unis demande 9,6 ha, un Français 5,6, un Japonais 4,4. Ces pays sont donc débiteurs à l'égard des pays dont les habitants utilisent moins de 1,8 ha. Mais c'est l'humanité dans son ensemble qui consomme trop. Si la tendance actuelle se poursuivait, elle consommerait la capacité biologique de deux "Terres" en 2050.

 

Article paru dans l'édition du 24.10.06
 
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Dimanche 22 octobre 2006
 

L'Européen préfère surfer sur Internet que lire la presse

LE MONDE | 10.10.06 | 15h07  •  Mis à jour le 10.10.06 | 17h47
 
Les européens consacrent désormais plus de temps à surfer sur Internet qu'à lire journaux et magazines sur papier, selon une étude publiée, lundi 9 octobre, dans le Financial Times. En moyenne, les Européens passeraient quatre heures par semaine sur Internet, mais n'en consacreraient que trois à lire la presse, selon l'étude réalisée par le cabinet Jupiter Research auprès de plus de 5 000 personnes, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne. Le temps passé sur le Web a doublé par rapport à 2003, passant de deux à quatre heures par semaine, tandis que le temps hebdomadaire de lecture est resté stable (3 heures).
 
La télévision reste toutefois le premier média, les Européens passant trois fois plus de temps à la regarder qu'à surfer sur Internet, selon cette étude. Aux Etats-Unis, en revanche, le temps consacré à Internet atteint 14 heures par semaine, soit autant que celui passé devant la télévision, contre seulement trois heures par semaine à lire les journaux.

La connexion à haut débit accélère cette tendance. La France enregistre le plus fort taux de consommation d'Internet, avec 5 heures par semaine. Sur les 27,3 millions d'internautes français, selon Médiamétrie, 18,6 millions se sont connectés en haut débit en juillet 2006. L'Allemagne est en revanche à l'autre bout de l'échelle.

Pascale Santi
Article paru dans l'édition du 11.10.06
 
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Mardi 17 octobre 2006
 

Des associations dénoncent l'aggravation de la pauvreté en France

LEMONDE.FR avec AFP | 17.10.06 | 08h16  •  Mis à jour le 17.10.06 | 08h30
 
Plusieurs associations françaises critiqueront, à l'occasion de la journée mondiale 2006 du refus de la misère, organisée mardi 17 octobre, et à la veille d'échéances électorales, un "recul" pour les plus démunis en matière de santé, logement ou emploi et le "manque de volonté politique" en la matière.
"Au-delà de l'affichage politique, on observe depuis plusieurs années un recul dans l'accès aux droits des plus démunis", souligne Jean Toussaint, l'un des responsables du mouvement ATD Quart Monde, dont le fondateur, Joseph Wrésinski, a initié, en 1987, cette journée contre la misère, reconnue en 1993 par les Nations Unies au niveau mondial. "La croissance bénéficie à certains, mais en parallèle la pauvreté s'accroît", estime-t-il, dénonçant aussi les discours visant "à stigmatiser les pauvres", les accusant d'être responsables de leur sort.

Mardi, à Paris, Amnesty International, le Secours catholique et la coalition Action mondiale contre la pauvreté se joindront à ATD pour lancer un appel afin que "l'accès aux droits fondamentaux devienne la priorité des politiques publiques, et que l'Etat n'abandonne pas sa responsabilité de garant du droit". "Nous allons vers la création d'un grand mouvement social exigeant que les lois soient appliquées", relève, pour sa part, Bruno Tardieu, délégué général d'ATD, qui annonce la présence de plusieurs syndicats (CGT, CFDT et CFTC) lors de la lecture de l'appel sur le parvis du Trocadéro, où est scellée une dalle en l'honneur des victimes de la misère reproduite aujourd'hui dans 31 pays.

"DROIT AU LOGEMENT OPPOSABLE, DONC EFFECTIF"

"On est en train de déraper par rapport à la pauvreté", ajoute Jean Toussaint, "depuis quelques années, une multitude de petites mesures, mises bout à bout, font que la vie est plus dure pour les pauvres". Il évoque, en matière de santé, l'augmentation du forfait hospitalier, la difficulté pour les plus démunis d'accéder aux soins, et en matière d'emploi, la "diminution de durée d'indemnisation du chômage et la multiplication des contrats précaires".

A l'occasion de cette journée du refus de la misère, la Fondation Abbé Pierre publie une étude qui "met en évidence l'aggravation préoccupante du poste logement dans le budget des ménages", ce poste pouvant atteindre "40 %, voire 50 % chez les ménages les plus modestes". Les associations demanderont, mardi, aux "futurs élus" de faire avancer l'idée d'un "droit au logement opposable, donc effectif", au même titre que le droit à la scolarité ou le droit à la santé. Quelque 3 millions de personnes sont sans logement ou mal logées en France, rappelle ATD, et un million d'enfants vivent dans la grande pauvreté.

Plusieurs manifestations rythmeront la journée de mardi. A Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), une exposition sur les "bidonvilles aux portes de Paris" évoquera les populations vivant dans les terrains vagues autour de la capitale.

Au niveau mondial, la réduction de moitié de l'extrême pauvreté et de la faim dans le monde est le premier des huit "objectifs du Millénaire" pour le développement à atteindre d'ici 2015, fixés par l'ONU.

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Samedi 14 octobre 2006
Le Bangladais Mohammed Yunus, fondateur de la Grameen Bank, reçoit le Nobel de la Paix pour son système d'aide aux démunis.
 
Le Nobel conquis par le microcrédit
 
Par Christian LOSSON
QUOTIDIEN : Samedi 14 octobre 2006 - 06:00
 
Faire de l'économie autrement est donc une manière de promouvoir la paix différemment. Mohammed Yunus aurait pu (dû ?) être nobélisé en économie : le voilà couronné pour oeuvre de pacification. Autour d'un thème clé du XXIe siècle : le développement. L'académie norvégienne a le mérite du contre-pied : à l'heure où les inégalités entre pays et à l'intérieur des pays explosent, elle consacre conjointement Yunus, le «prophète» du microcrédit, et sa création : la Grameen Bank. «Une paix durable ne peut pas être obtenue sans qu'une partie importante de la population trouve les moyens de sortir de la pauvreté», justifie le comité Nobel norvégien.
En ces temps de glorification de l'économie casino, des parachutes (dorés) et des salaires (démesurés) des patrons, et du triomphe d'une mondialisation libérale, voilà un prix symbolique.
«Arme utile». Sur un point au moins : la reconnaissance que, sans développement réel, nulle paix n'est possible. «Et nul mur, aussi haut soit-il, entre le Mexique et les Etats-Unis, l'Europe et l'Afrique, ne résoudra rien, si ce n'est par l'absurde»lâche un haut responsable du Programme des Nations unies pour le développement.
On s'emballe ? «Non, on touche au coeur du sujet, répond Maria Nowak, promoteur du microcrédit en France et qui connaît Yunus depuis les années 80. La pauvreté et l'exclusion sont le terreau des guerres, des terrorismes et de l'immigration massive."
Martha Stein-Sochas, directrice de la division banques et marchés financiers de l'Agence française de développement, ne dit pas autre chose : «Seule une croissance économique équitable peut stabiliser et pacifier les pays. Et la microfinance (épargne, crédit, etc.) joue un rôle inclusif essentiel.» Parce qu'elle jette les bases de prêts potentiellement étendus à 3 milliards de personnes vivant sous le seuil de pauvreté (2 dollars par jour) et autant d'exclus du système bancaire ?  Non, rétorque un expert, parce que, «se prendre en main, ça change aussi de l'infantilisation» des programmes de développement dessinés dans les bureaux des institutions internationales. «Le Nobel vient saluer une des rares expériences de développement, avec la démocratie participative, qui vient du Sud», ajoute, radieux, Bernard Pinaud, du Crid, un réseau de solidarité français.  Belle idée, à condition d'en reconnaître les limites : incapables de rembourser, des clients acceptent des crédits relais auprès d'autres institutions ; d'autres se servent uniquement du cash pour payer les dépenses de consommation. Ou de survie. «ça sert au capital humain», répond un microfinancier...
Récupération.  «Eliminer la pauvreté dans le monde, reconnaît le comité Nobel norvégien, [...] ne peut être concrétisé avec comme seul outil le microcrédit.» Le microcrédit ou, plus largement, la microfinance, ne sont pas l'alpha et l'oméga pour sortir du mal-développement. «Cela ne remplace pas la démocratie, les infrastructures et les échanges commerciaux régionaux», concède Jacques Attali, président de Planet Finance. Après avoir suscité la défiance, la méfiance des banques, le microcrédit est aujourd'hui récupéré par ces mêmes banques. Microcrédit, microcrédibilité ? Non, un levier parmi d'autres pour bouger les choses. Les altermondialistes l'ont compris. Absents lors des premiers forums sociaux mondiaux (2001, Porto Alegre), les tenants de l'économie solidaire ­ dont les microfinanciers ­ ont désormais droit à autre chose que les strapontins. Preuve, peut-être, qu'il n'y a pas de voie unique pour changer les faces du monde.
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Jeudi 12 octobre 2006

 

Le CV anonyme ne sera pas obligatoire dans les entreprises

LE MONDE | 12.10.06 | 15h46  •  Mis à jour le 12.10.06 | 15h46

 

L'instauration du CV anonyme pour lutter contre les discriminations dans les procédures de recrutement des entreprises, telle que l'avait prévu la loi sur l'égalité des chances du 31 mars, n'est plus une obligation, faute de décret d'application du ministère de l'emploi.

 

Ce texte était subordonné au résultat de la négociation interprofessionnelle sur la diversité dans l'entreprise qui s'est achevée, mercredi 11 octobre. A l'issue de la dernière réunion, patronat et syndicats ont renoncé à en préconiser la généralisation pour ne retenir que la proposition d'un "bilan d'évaluation de ces pratiques" avant le 31 décembre 2007.

 

Le ministère envisageait jeudi matin la possibilité de rédiger un décret encourageant la pratique du CV anonyme dans les entreprises de plus de 50 salariés.

 

Même si le texte comporte, selon eux, de "réelles avancées", les syndicats ont réservé leur signature à la consultation de leurs structures dirigeantes. Le projet d'accord reconnaît le principe de la "non discrimination et de l'égalité de traitement en matière de recrutement, d'affectation, de rémunération, de formation et de déroulement de carrière". Il propose l'instauration d'un "comité élargi de la diversité" lors d'une réunion annuelle du comité d'entreprise ainsi que la création d'un "correspondant égalité des chances", rattaché à la direction.

 

Alors que la CGPME et l'Union professionnelle artisanale ont rejeté toute forme de contrainte, les syndicats ont regretté que ces dispositions ne s'appliquent, pour l'essentiel, que dans les entreprises de plus de 50 salariés.

 

Michel Delberghe

 

 

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Vendredi 6 octobre 2006

  PROJECTION ET DISCUSSION

 AUTOUR DU FILM

  « MEMOIRE D’UN SACCAGE »

 

 

 Synopsis

Durant ces 25 dernières années, de la dictature militaire à aujourd'hui, l'Argentine a subi l'un des effondrements économique et social les plus brutaux qu'un pays ait pu connaître en temps de paix. Ce pays riche et sa population ont vécu l'ensemble des traumatismes dénoncés par les alter mondialistes. Tout cela avec l'aide et la connivence de multinationales occidentales et sous le regard complice des institutions internationales.
Cette politique de la terre brûlée a abouti à un véritable génocide social, un cataclysme inouï fait de famine, de maladies et de vies humaines sacrifiées.
Saccage dénoue un à un les mécanismes qui ont conduit à cette catastrophe. Ce film est dédié à tous ceux qui résistent avec dignité et courage. Les chemins de la misère sont encore plus inacceptables lorsqu'ils sont prévisibles et qu¹ils se passent en terre abondante

 

 

  Le Monde (Jean-Luc Douin)

 Film engagé en même temps que film d'auteur, composé comme un essai, patchwork d'archives, de reportages orchestré comme un manifeste à la fois politique et esthétique, commenté par la voix même du concepteur de ce réquisitoire, Saccage analyse point par point le "génocide social" et le processus de "dégradation républicaine" qui a frappé l'Argentine.

 

 

 

 LUNDI 9 OCTOBRE 2006

 AMPHI C 004

 pour tout renseignements : lesetudiantssceco@yahoo.com

 

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Dimanche 1 octobre 2006
Après plus de trois ans, le rapport sur le moratoire de l'Europe ménage la chèvre et le chou.
Par Christian LOSSON
Libération : Samedi 30 septembre 2006 - 06:00
L'Organisation mondiale du commerce (OMC) a enfin rendu son verdict sur le conflit le plus sensible de son histoire. Celui qui oppose les Etats-Unis ­ et le Canada et l'Argentine ­ au moratoire imposé de 1998 à 2004 par l'Union européenne sur les importations OGM. Pas moins de 1 050 pages (un record), quarante mois de boulot, pour, à l'arrivée, une décision qui ressemble à un jugement de Salomon. Histoire de tenter de préserver un crédit bien entamé par l'échec des négociations de Doha sur le développement et de ne pas s'attirer les foudres d'une opinion publique européenne très remontée contre les biotechs ? Pas sûr que la décision y parvienne...
Certes, le verdict du gendarme commercial ne tranche pas sur la nocivité ou l'innocuité des OGM. Il se borne à constater que l'UE a imposé un gel des importations des OGM et qu'il n'y a pas lieu de condamner puisque la mesure est levée (dix nouveaux OGM ont été introduits depuis deux ans). L'Organisme de règlement des différents (ORD, panel des juges) condamne en revanche l'interdiction de neuf OGM prise par six pays de l'UE, dont la France. Motif : ces clauses de sauvegarde seraient en contradiction avec les normes sanitaires et phytosanitaires. «L'OMC a jugé en faveur de décisions fondées sur la science» , pavoise Washington.
En fait, elle n'a jugé que sur la forme. Pas sur le fond. Le jugement n'infirme pas la nouvelle législation contraignante de l'UE en matière d'OGM, même si elle épingle ses «délais indus» de mise en place. «Elle prend en compte les exigences du protocole de Carthagène sur la biosécurité» , explique Bruxelles. Pas explicitement. C'est d'ailleurs ce que dénoncent les ONG. «S'il y a bien une chose que l'OMC vient de prouver, c'est qu'elle est inapte à trancher dans des dossiers où s'imbriquent environnement, agriculture, santé, mode de vie» , confie Adrian Bebb, de Friends of the Earth, qui plaide pour un arbitrage de la Cour internationale de justice. La publication du rapport ouvre le délai légal de soixante jours pour se pourvoir en appel.
 
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Jeudi 28 septembre 2006

Délinquance :
la loi critiquée

NOUVELOBS.COM | 27.09.06 | 16:36

La Commission nationale consultative des Droits de l'Homme déplore "l'absence de cohérence" du projet de loi sur la prévention de la délinquance.

L a Commission nationale consultative des Droits de l'Homme (CNCDH), réunie en Assemblée plénière, mardi 26 septembre, dénonce le texte du projet de loi sur la prévention de la délinquance de Nicolas Sarkozy.
"La CNCDH regrette l'absence de cohérence globale du projet de loi qu'elle appréhende comme un texte d'opportunité qui semble vouloir répondre à la crise ponctuelle des violences urbaines de novembre 2005", selon un avis de la CNCDH.
Le Sénat a adopté jeudi le projet de loi sur la prévention de la délinquance. Il doit désormais être étudié à l'Assemblée nationale.
La CNCDH, qui a adopté son avis dès le jour du vote des sénateurs, "regrette de ne pas avoir été saisie (..) et d'avoir dû procéder une fois encore à une auto saisine". La commission estime en effet que le projet de loi "concerne au premier chef les droits de l'homme et les libertés fondamentales".

"Fourre-tout"

Le texte, qualifié de loi "fourre-tout", a "des finalités qui ne sont pas véritablement affichées".
Plus que de prévention, le projet "traite essentiellement de mesures de répression ou de moyens permettant de la mettre en oeuvre", juge la CNCDH.                                                                                              
La commission consultative dénonce plusieurs dispositions sur la délinquance des mineurs ou le rôle - "pas précisé" - des travailleurs sociaux. Egalement dans sa ligne de mire, l'"augmentation progressive des pouvoirs de police du maire", qui ne s'accompagne pas de voies de recours suffisantes pour les administrés.
La CNCDH s'alarme de l'absence d'explications concernant la "compétence" donnée aux maires (et à Paris aux commissaires de police) "en matière d'hospitalisation d'office".
La commission rappelle que que celle-ci "était autrefois du seul ressort du préfet", et souligne que "cette mesure constitue, selon de nombreux psychiatres, un recul des droits de la personne fragile ou malade".
Enfin, la CNCDH juge "étonnant" que le texte, "notamment en raison de ses implications en matière judiciaire, n'ait pas été porté conjointement par le Garde des Sceaux".

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Mardi 26 septembre 2006

les orientations de Royal restent confuses :

La visite au Sénégal de la présidente de Poitou-Charentes devrait lui donner l'occasion de critiquer l'action de Nicolas Sarkozy.

 
SÉGOLÈNE Royal, qui est au Sénégal pour deux jours, ne manquera pas d'y critiquer la politique de Nicolas Sarkozy. Mais sa pensée en la matière reste assez floue et mal maîtrisée. Jusqu'à présent, Ségolène Royal n'a livré que quelques bribes de ce que serait la politique de la France en matière d'immigration si elle était élue à la présidence de la République. Mais si minces soient-elles, elles ont, à chaque fois, déclenché la polémique avec ses propres amis socialistes. De la double peine au regroupement familial, Royal se démarque de la vulgate socialiste, au moins dans le vocabulaire, car, dans le fond, elle ne prône rien de très différent de ce que préconise le projet PS dans son chapitre intitulé «L'Immigration partagée». Et pour cause : les passages sur l'immigration de ce projet sont largement inspirés par le porte-parole du parti, Julien Dray, lui-même principal artisan de la candidature Royal. Comme si la candidate allait jusqu'au bout des convictions de Dray qui, lui, a été obligé de composer avec les autres sensibilités du parti dans la rédaction du projet.
 
Le fait que ses propositions provoquent des réactions à gauche n'est pas pour déplaire à Ségolène Royal. La présidente de Poitou-Charentes, sur ce sujet comme sur l'école, parle à cette partie de la gauche qui n'a rien de laxiste, plus républicaine que libertaire, que «l'ordre juste» ne choque pas, plus chevènementiste que «droits-de-l'hommiste».
 
Le «cas par cas»
 
Ainsi, en pleine controverse sur l'expulsion de parents d'enfants scolarisés, Royal apporte son soutien aux militants qui les soutiennent mais sans se montrer dans les manifestations ni au gymnase de Cachan. «La régularisation massive n'est pas la solution», affirme-t-elle, en prônant le «cas par cas». Un mot qui, jusque-là, était tabou au PS puisque c'est celui qu'utilise le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy et que Julien Dray lui-même fustigeait il y a quelques mois en estimant qu'il était synonyme «d'arbitraire».
 
Du coup, Royal, pour se démarquer de Sarkozy, dénonce «l'immigration choisie». «Mais qu'est-ce que cela veut dire ? On irait piller la matière grise de ces pays après avoir pillé pendant des années et des années leurs matières premières en tant que pays colonisés ? Mais c'est insupportable !», s'insurgeait-elle à Frangy-en-Bresse le 20 août dernier. Mais, dans le même temps, elle préconise «une régularisation régulière en fonction des besoins de l'économie» et «la régionalisation de l'examen des dossiers de demande par rapport aux besoins des entreprises pour éviter le travail clandestin». Ce qui implique bien, semble-t-il, un choix du pays d'accueil entre les candidats à l'immigration.
 
Quant à sa proposition de visas aller-retour valable plusieurs années pour les travailleurs saisonniers, elle lui a valu une volée de bois vert. Royal avait en effet expliqué qu'avec cette solution il n'y avait pas de regroupement familial. «Elle laisse entendre que, pour elle, un bon immigré n'est pas quelqu'un de durablement installé sur notre sol avec sa famille, mais un travailleur temporaire dont la présence ne se justifie que pour répondre aux besoins du patronat. Ce n'est pas la conception du PS», lui a rétorqué le sénateur fabiusien de Paris, Bariza Khiari. Quant à l'UMP Thierry Mariani, il lui a fait remarquer que ces visas existent déjà, puisque l'article 12 de la loi Sarkozy du 24 juillet 2006 prévoit la création d'une «carte de séjour de travailleur saisonnier, valable trois ans, autorisant son titulaire à travailler six mois par an en France». «Les décrets ne sont toujours pas parus», lui a répondu Ségolène Royal. source: le figaro
 
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Vendredi 22 septembre 2006

Vers une préinscription à l’université dès le mois de février:

Le ministre délégué à l'Enseignement supérieur a proposé que les universités mettent en place dès cette année une procédure de "préinscription" à l’Université au mois de février. Pour François Goulard, il s’agit d’informer les lycéens sur leurs chances de réussite dans la filière universitaire dans laquelle ils comptent s'inscrire. Selon le ministre cela pourrait éviter beaucoup d’erreurs d’orientation et réduire le taux d’échec en première année.

Cette préinscription n’aurait valeur que de conseil puisqu’au final le futur étudiant gardera la liberté de choisir dans quelle filière il s'inscrira.

Yannick Vallée, premier vice-président de la Conférence des présidents des universités, a réservé un accueil "globalement positif" à cette mesure. Reste à savoir si les universités auront les moyens d’étudier ces préinscriptions.
Source : AP

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